L'histoire de l'engagement de machines Moto Guzzi dans ce Paris-Dakar commence quand des journalistes de Moto Verte voient les photos du tout premier trail de la SEUDEM. Ensuite quand un prototype un peu plus élaboré est présenté au salon de Paris l'idée d'une participation à cette course s'impose presque. Malheureusement la SEUDEM ne réussit pas convaincre l'usine de Mandelo a s'engager dans cette voie. De Tomaso n'est pas du tout favorable et interdit presque la V50TT (ainsi nommée par l'importateur français). Malgré cela une moto est envoyée aux ingénieurs italiens sans plus de succés. Faisant fi de ce peu d'enthousiasme, début Novembre 1978 il est décidé que 5 motos participeront à la course.
Depuis la fin du salon une machine tourne et sert de laboratoire. Les probléme apparaisent au cours des séances d'essais aux mains de Desheulles, Vassard, Fenouil, Rigoni et Legrand. Ces tests servent à mettre au point les 5 machine qui participeront au Dakar.
L'équipe sponsorisée essentiellemnt par HB2(un produit de traitement moteur au téflon) et Get27 se compose de Martine RENIER, Bernard RIGONI, Alain LEGRAND, alain PIATEK et Eric BRETON.
Les machines ont un moteur et une transmission d'origine. Le cadre du V50 est renforcé ainsi que les points d'ancrage des amortisseurs sur le bras oscillant. L'échappement tout comme sur le prototype passe entre les deux cylindres. La fourche est une Marzocchi magnésium à axe déporté et 240 mm de débattement. La roue avant est une Akront avec un moyeu Sachs. L'amortissement arrière est à base de Marzocchi à gaz avec 105 mm de cébattement, la roue arrière reste d'origine. Le réservoir est construit a partir du modéle pour V7 Sport et contient 30L. La selle provient de la Convert et est raccourcie.

La course commence par une spéciale dans la boue à Montlhéry. Les guzzi aidées par leur couple et leur transmission s'en sortent plutôt bien en réalisant d'assez bons chronos. La descente jusque Marseille se fait de nuit à une moyenne de 130 Km/H.
Les cinq Guzzi traverseront donc la Méditerranée au grand étonnement de certains. Pendant la descente vers Reggane arrive le premier problème: bobines grillées, probléme dû à un aternateur plein d'eau.
C'est l'heure de la première spéciale, Martine RENIER passe trop fort sur des dunes, détruit sa machine, s'amoche le genou et se fracture le poignet.
Le second abandon a lieu durant la seconde spéciale entre Tam et In-Guezzam, PIATEK chute et détruit son cadre. LEGRAND qui a chuté dans la spéciale préécédente a la main qui a doublé de volume. RIGONI remonte au classement et BRETON fini au ralenti après avoir de nouveau cassé sa jante arrière. Les efforts latéraux dûs au sable mou détruisent les jantes a batons d'origine.
Entre In-Guezzam et Arlit deux jantes casseront de nouveau. Pendant l'étape suivante de Arlit à Agades les Guzzi remontent au classement. Par contre le lendemain rien ne va plus, entre Agades et Tahoua, les trois engins restants détruisent leur cadre qui ne supportent pas la piste défoncée. Au cours de l'étape RIGONI et BRETON tentent avec leur deux machine, de faire une machine qui puisse aller au bout de l'étape.
Le cadre de RIGONI est ressoudé pour qu'il parte, en retard, pour Niamey. Cette moto tiendra jusque Dakar est sera classée 48 sur 75, en finissant en beauté au côté de RAYER sur la plage vers Dakar et de faire un super plongeon dans l'océan.

Pour le Dakar 1981, deux 500 seront engagées par PETIT et Jacques VERLEY mais elles n'iront pas au bout. Ensuite en 1982 c'est trois 500 qui seront engagées par Gérard LICARI, Alain DEIMART et Alain DEMOOR mais elles ne verront toujours pas les plages de Dakar.